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Remaniement ministériel, changer les marionnettes et garder les mêmes fils…
« Les marionnettes s’adressent aux pantins », ils nous ont compris, s’obstinent-ils à claironner. Toujours ce même discours depuis ce 4 Juin 1958… « Je vous ai compris, Nous vous
avons compris, Ils vous ont compris… ». Ils nous ont pris pour des cons, faut-il voir dans cette phrase cachée !
L’Afghanistan et la guerre qui continue. Le gazoduc n’est pas achevé, et il lui faut un certain terrain de tranquillité… Et par bonheur, ça fait du bien dans l’opinion publique car les Droits de
l’Homme administrés en Rafale comme c’est des Talibans ça fait bien plus louable et bien plus supportable. Quand on voit que les dirigeants français non seulement ne font pas la guerre à des
dictateurs africains, non seulement dans le pire des cas ne restent pas neutres quant à leur exécution du pouvoir et leur passe-droit, mais les soutiennent logistiquement si ce n’est
militairement pour s’assurer le maintien de l’implantation des entreprises françaises, on est en droit de se demander si le régime liberticide des Talibans est une cause ou un prétexte… Je pose
la question…
La casse du service public… Tout se vend, tout s’achète. Maintenant que les générations de citoyens-contribuables
ont financé toutes ces belles avancées, maintenant que les frais ont été engagés, que les structures sont fondées, pourquoi ne pas laisser à leurs confrères privés le soin d’en profiter ?
Ils l’ont déjà fait pour les autoroutes, pour les caisses de santé, pour EDF/GDF/Télécom et la plupart des entreprises. Et oui, il y a des milliards à gagner pour qui peut en profiter dans le
secteur éducatif et le secteur hospitalier. Et le secteur des retraités… N’allez pas nous faire croire qu’on allonge l’âge de départ en retraite pour une obscure pyramide des âges qui ne ferait
qu’augmenter (d’ailleurs il ne faut pas croire que la réforme des retraites soit sorti de l’esprit machiavélique d’un ministère actuel, elle prend sa source dans le traité de Barcelone de 2002,
ou Chirac et Jospin, main dans la main, ont signé et se sont engagés à faire passer la retraite à 62,5 ans en 2010, et 65 ans en 2015 je crois ou quelque chose comme ça)… Des citoyens de plus en
plus vieux…Aux vues des richesses accumulées retranscrites dans le PIB, en divisant ces richesses par le nombre de nos citoyens, on a bien plus chacun qu’il y a quelques décennies… Découvrez
l’ironie…
Cette privatisation du public ne date pas de demain, encore moins d’aujourd’hui. Elle a pris ses racines il y a bien 60 ans, et petit à petit l’idée prend les devants. Les fondateurs de ce
libéralisme ne se sont pas contentés d’aller voter pour faire passer leurs idées, ils se sont réunis en groupe, en collectif, en club, en syndicat, en sommet, en comité, afin d’exercer des
pressions car malgré leurs discours ils ont depuis longtemps compris que seul le rapport de force permet d’obtenir ce que l’on revendique : l’OMC, la Banque Mondiale, l’OCDE (qui n’arrête
pas de recommander quelques soient les problèmes rencontrés une solution prémâchée qu’est de privatiser), le G7/G8/G9/G10/etc…, l’OTAN, l’AMI, l’ALENA, l’UE, les différents Sommets, et j’en
passe.
Le libéralisme a depuis 1 ou 2 siècles réussi à posséder la sphère économique. Depuis 20 à 30 ans, il a le
politique. Par un obscur schéma de pensée et de communication, ses tenants ont réussi à nous faire intérioriser que pour mieux se libérer il fallait être exploités. Etrange logique, les esclaves
qui demandent plus de maîtres aux vues d’une libération future… Et on ne s’est rendu compte de rien. Il faut dire que possédant l’économique et le financier, tout le reste suit. Car ces deux
domaines sont les moyens de véhiculer les idées, les analyses, les commentaires et les points de vue.
Le Libéralisme est en fait dans nos sociétés occidentales le seul aboutissement logique au Capitalisme, comme système politique, si l’on ne veut pas devenir des citoyens schizoïdes en prônant
l’accumulation et la propriété des richesses et des moyens de production en réclamant une égalité et une solidarité par ailleurs… C’est d’ailleurs peut-être encore plus retors de penser ce qui
vient d’être énoncé. La Gauche démocrate n’est ainsi qu’une arnaque.
Et n’allez pas non plus nous asséner que d’un côté on a l’égalité et de l’autre la liberté. Etre égaux sans être libres, ou être égaux dans la misère ne nous intéresse pas, être libre d’annihiler
l’autre sans culpabilité il y a mieux à enseigner, si on parle d’être civilisé… On ne sera vraiment libres que quand on sera égaux, et l’égalité sera légitimée qu’aux vues de nos libertés. Les
prisonniers sont égaux, les exploiteurs sont libres. Vous pensez vraiment que l’être humain est une espèce de boîte manichéenne, un automate pensant ? Leur discours est vraiment bien passé
si cela est devenu le fruit de nos pensées…
S’il y a une chose que l’être humain pourra toujours se targuer d’avoir fait, quelques soient les époques, quelques soient les géographies, quelques soient les massacres, c’est d’avoir agi
sur l’autel du respect de l’Humanité.
Je ne fais confiance désormais qu’aux égoïstes, dont la fourberie n’est pas l’invitée de dernière minute.
L’engagement politique, ou plutôt le « désengagement politique » qui fait pencher le citoyen-électeur d’un bord ou d’un autre n’est plus un critère de solidarité. Les actes sont à
mesurer aux discours. Tout le monde peut faire un discours, et chaque discours prononcé sur une quelconque amélioration d’une condition de vie ne vaut rien s’il n’est comparé aux actes concrets,
palpables, à court-terme et définis par l’énonciateur. Que d’envolée brûlante de Justice, d’Egalité, de Solidarité, de Conscience des choses déconnectée du pré-carré que l’on a tous croisé.
La Droite et la Gauche, comme ils les appellent, sont imbriquées jusque dans leur fondation.
A Droite, ils sont de gauche entre eux, et se partagent les parts du profit, équitablement dans l’aristocratie et leurs tenants des démocraties. Ils sont unis, se réunissent, se coordonnent en
Club, en Sommet, en Syndicat.
A Gauche, ils sont de droite entre eux et aussi entre nous, ne partagent pas le Pouvoir dès lors qu’ils l’ont pris, et à une échelle terre-à-terre, celle où l’on vit, ils ne vont pas renoncer à
leurs maigres acquis aux vues d’un compromis plus Juste s’ils y perdent quelques conforts de vie.
Et l’envie de hurler, sans que personne ne comprenne,
Et d’être traité de fou sur le bord de leurs lèvres…
Ça je l’ai toujours su, et le réaffirme en ces lieux,
L’avenir égalitaire et libre ne se fera que par les égoïstes, car la chose fondamentale qui concerne nos choix, c’est qu’on les fait pour soi. Si on se persuade qu’on agi pour les autres, il sera
facile de changer de cap par l’odeur de la tentation en se disant que ça leur profitera peut-être davantage. Si ce n’est que pour soi, le changement de cap s’il a lieu ne pourra s’offrir le luxe
d’un label qualité de la cause humanité, et l’on sera ainsi uniquement face à ses choix, de ce qu’on attend.
Pour être vraiment libre, il faut que les autres le soient
Et je ne peux être libre si mon voisin n’a rien à manger, car ou se situerait sa chère liberté ?
J’agis car j’ai BESOIN de cet espace de liberté où je peux manœuvrer, où je suis acteur de ce qu’est décidé. J’agis car je ne veux pas devenir leur citoyen, cet humain empaillé qui
bouffe-travaille-dort-vote-élève dans la seule espérance de la reproduction sociale.
Si ça profite à d’autres, je ne dis que « tant mieux », et si par avalanche des masses de gens égoïstes de justice, de liberté et d’égalité en viennent à déverser leurs manières de
pensée, alors ici enfin je pourrai entrevoir un avenir à notre portée.
La solidarité n’est pas la charité, je lutte pour les autres ce qui peut m’arriver. Je lutte pour les autres car j’ai à y gagner. Pas en moralité ou pour nettoyer une narcissique blessure, pas en
ego, ou en plateau télé, mais en matérialité, en choses concrètes qui pourrait m’arriver. En condition sine-qua-none de ma future liberté.
L’avenir qui attend paraît-il qu’on fasse son histoire,
Avec ses exutoires qu’absorbent nos mouchoirs,
Qui remplissent nos poches.
Cette morve de l’attente qui nous fait nous replier en fœtale posture pour ne pas embarquer dans la grande aventure,
Qu’importe,
On recycle nos mouchoirs,
On recycle nos espoirs,
Et on file à l’abandon tout le grand étalage de la compromission.
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